12
    Aug
    2016
    0

    La réflexion dans le miroir

    Pour faire suite à l’article de la semaine passée sur la compassion qu’on se doit de se donner, j’avais envie d’écrire plus longuement sur apprendre à aimer son corps avec tous ses défauts et ses imperfections. C’est un sujet qui est de plus en plus abordé mais, à part se faire dire qu’il faut s’aimer telle qu’on est, on ne donne pas beaucoup de trucs pour y arriver. Voici donc les trucs qui m’ont aidé à y arriver!

    Bouffi

    Tout d’abord, un peu d’histoire pour vous mettre en contexte. Je suis plutôt grande (5’7″) et j’ai atteint cette taille assez tôt. J’ai de très grands pieds (entre 10 et 11!) et au secondaire je pesais 180 lbs. J’avais les cours d’éducation physique en horreur et j’ai toujours eu un grand amour pour le chocolat et le dessert de façon générale. Lorsque j’étais jeune, mes parents me trouvaient souvent devant le garde-manger et mon surnom était Bouffi. En comparaison, ma soeur ne fait que 5’4″ et au secondaire elle faisait 90 lbs, la moitié de mon poids.

    Il va sans dire que je ne me trouvais pas particulièrement jolie et j’ai l’habitude de manger mes émotions… mauvaise combinaison. Je regardais les images diffusées dans les médias et je pensais que tout le monde pouvais arriver à ce résultat, que ce n’était qu’une question de volonté. J’ai donc expérimenté abondamment avec les diètes yoyo, finissant toujours par me bourrer la face dans toutes les grignotines du placard par vengeance contre l’interdiction de manger certains aliments.

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    L’art

    Au Cégep, j’ai étudié l’histoire de l’art et j’ai fait du modèle vivant. J’ai été exposée à des corps différents et surtout à des standards de beauté différents. J’ai appris à aimer le corps humain, les plis, les rides et tout le reste qui expriment l’émotion, le vécu, le mouvement. Toutes les femmes des peintures de la renaissance sont un peu rondes et moles. La comparaison n’est venue que plus tard, mais je considère que mon corps à ce genre de beauté plus classique.

    La photo

    Puis, j’ai trouvé le Nu Project, un recueil de photos de femmes de toutes les tailles, couleurs et formes, dans toute leur simplicité. J’ai passé de nombreuses heures à regarder ces photos parce qu’elles sont toutes magnifiques. Chacune de ces femmes est resplendissante. Je commençais enfin à comprendre qu’il n’y a pas un seul modèle de corps.

    Le regard de l’autre

    Une grande partie de mon cheminement personnel sur le sujet a été de trouver un copain qui m’aime entièrement pour tout ce que je suis et qui me trouve belle, sincèrement. L’entendre de la bouche de quelqu’un en qui on a confiance, ça fait toute la différence. Si vous n’avez pas encore rencontré quelqu’un de spécial dans votre vie, trouvez vous au moins des amies pour vous encourager les unes les autres! On peut arriver à s’aimer sans l’aide des autres, mais lorsqu’on est bombardés d’images contraires, ça fait du bien d’avoir l’approbation d’autres personnes de la société.

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    Abandonner la balance

    Un jour, j’ai vu passer cette image, sur le web. 154 lbs, c’est le poids moyen que je fais dans ma vie adulte. C’est mon poids santé. Je ne me suis jamais sentie mince, parce que 154 lbs, ce n’est pas 130 lbs. Pourtant, 154 lbs, c’est un poids sain pour moi et je ne le voyais pas avant de tomber sur cette image. Pour moi, 154 lbs, c’était “gros”, mais qui pourrait dire que la dame à la droite est grosse? En fait, je ne trouve pas qu’aucune de ces femmes n’est grosse. Et ça, c’était nouveau pour moi.

    Puis, j’ai vu passer une autre image qui montrait le cheminement d’une même personne de 145 lbs, à 122 puis de retour à un 140 lbs de muscles. C’est ce qui m’a définitivement fait abandoner la balance.

    Le sport

    Finalement, et ce depuis le mois de juillet, j’ai commencé à m’entraîner. Vous vous rappellerez qu’au début de l’article je disais haïr les cours d’éducation physique, mais j’ai découvert le yoga il y a quelques années. Depuis juillet, je suis un programme de 5 jours de yoga musculaire par semaine. Je n’ai pas perdu une seule livre, mais je suis plus forte, plus flexible et moins molle. Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mon corps et c’est parce que je vois son potentiel. Je vois sa force. Au lieu de n’être que la capsule de mon esprit, je trouve enfin son utilité.

    Alors voilà comment j’ai réussi à conquérir ma faible estime personnelle. Je pense que cela est un bon exemple de l’importance de la diversité des représentations dans les médias. Et vous? Où en êtes-vous sur le chemin de l’amour de soi?

    5
    Aug
    2016
    0

    L’équilibre entre compassion et complaisance

    En réponse aux pressions de la société pour être parfaits, il y a une vague de compassion qui s’amène dans mon réseau. Je vois beaucoup de gens, de femmes surtout, qui s’encouragent les unes les autres à prendre du temps pour prendre soin d’elles-même, à se laisser vivre, à être imparfaites. Je pense que c’est très rafraichissant et bénéfique de voir ce genre de discours prendre plus de place. Le mouvement de body positivity fait également partie de cette tendance. On dirait qu’on se réveille enfin pour réaliser que personne ne peut se mesurer aux personnages créés de toutes pièces dans les films ou aux photos retouchées sur les publicités. La tendance se trouve également en affaires où des évènements comme le fail camp sont super populaires. On vit un épuisement collectif du paraître. Quel bonheur!

    Mais est-ce que la compassion peut nous mener à la complaisance? Au fond, si on accepte que les gens ne soient pas parfaits, ils n’auront pas la motivation de faire mieux, non?

    Dites-moi, combien de fois avez-vous vu de la compassion être plus néfaste qu’un jugement ou un commentaire moqueur? Et, au contraire, combien de fois un commentaire négatif vous a-t-il fait sombrer plus bas que vous ne l’étiez déjà? Je ne trouve sincèrement pas beaucoup de scénarios où le bon choix à faire est de rabaisser quelqu’un. Même un commentaire constructif peut se formuler avec compassion.

    Si on a un plan et qu’on fait de notre mieux, la compassion peut nous aider à repérer nos limites et se donner un peu de répit. Par exemple, c’est normal qu’une maman n’arrive pas à tout gérer en même temps, ce n’est pas grave si la personne anxieuse n’a pas réussi à répondre au téléphone, la personne qui surveille son poids et qui a mangé un morceau de gâteau n’est pas la pire personne au monde qui a tout gâché. Ne pas avoir de compassion envers soi-même mène au burn-out, aux problèmes d’estime de soi et parfois à bien pire.

    Par contre, utiliser la compassion comme excuse pour ne pas faire d’efforts c’est une pente qui glisse dangereusement vers la complaisance. Sans efforts, il n’y a pas de réussite. Si on essaye, c’est normal de tomber, de se relever, et même d’échouer. Et toutes ces situations méritent de la compassion envers nous-même. Lorsqu’on abandonne sans même essayer, il faut se questionner sur nos intentions.

    Si vous pensez que quelqu’un ne mérite pas de compassion, au moins ne le rabaissez pas plus, passez simplement votre chemin! Nous sommes tous humains et si vous n’arrivez pas à comprendre l’autre, ça n’en fait pas moins un humain tout comme vous.

    29
    Jul
    2016
    0

    Le début d’une nouvelle aventure

     

    J’ai décidé de démarrer une chaîne Youtube et de recommencer à faire des vidéos. Pour ceux qui ne le savent pas, j’avais l’habitude d’en faire pour Terminus. Ce sera un beau complément au blogue et ça va me permettre de partager les concepts que j’apprends à l’école (enseigner est la meilleure façon d’apprendre!), de vous partager comment vont les études, la vie, la gestion d’un calendrier très chargé et peut-être même des trucs pour vous aider à étudier, qui sait! Abonnez-vous à la chaîne pour ne rien manqué!

    Si vous avez des suggestions de vidéos ou des commentaires pour m’aider à rendre le tout plus sympathique, laissez moi un message dans les commentaires!

    22
    Jul
    2016
    0

    Bullet Journal

    Dans mon dernier article je vous parlais des bienfaits du bullet journal sur la structure et la motivation. Voici un article qui explique un peu plus ce que c’est le bullet journal et comment vous pouvez démarrer le votre!

    Pour débuter

    Tout ce que ça vous prend pour débuter, c’est un cahier de notes. Vous pouvez choisir celui qui vous convient le mieux selon le type de cahier que vous préférez. Sachez cependant qu’en principe vous utiliserez ce journal souvent, longtemps et qu’il se promènera surement avec vous. Choisissez-en donc un qui sera durable et qui ne se désintègrera pas dans un mois!

    Ça vous prend également quelque chose pour écrire. Il est préférable d’utiliser un stylo afin que ça demeure plus propre.

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    Structure de base

    La structure de base du bullet journal est plutôt simple. Vous mettez un titre à chaque page et un numéro dans le bas.

    1. Index: L’index est une table des matières ou vous venez inscrire les pages des différents éléments que vous avez mis dans votre journal. Vous pouvez laisser 3 pages vides au début de votre cahier à cette fin, vous les remplirez au fil du temps.
    2. Future Log (tâches future): Divisez 4 pages en 3 parts égales et inscrivez un mois par section. Vous vous servirez du Future Log pour planifier sommairement votre année (période ou vous devez réserver vos vacances, renouvellement de permis, déménagement, etc)
    3. Monthly Log (tâches mensuelles): Écrivez le nom du mois en haut de la page puis faites un calendrier (en liste ou plus visuellement) afin d’inscrire les évènements du mois ou les dates de tombées. Vous pouvez également utiliser la page suivante pour faire une liste des tâches à accomplir avant la fin du mois, sans date précise.
    4. Daily Log (tâches journalières): Écrivez le jour puis vos tâches une à la suite de l’autre. Vous pouvez consulter la liste de tâches du mois pour sélectionner celles que vous voulez accomplir aujourd’hui.
      • Un point représente une tâche
      • Un cercle vide représente un évènement
      • Un tiret représente un commentaire
      • Un X représente une tâche complétée
      • Un / représente une tâche entamée
      • Un > représente une tâche déplacée au jour suivant
      • Un < représente une tâche inscrite au Futur Log sans date spécifique

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    Suggestion d’ajouts

    En naviguant le web, j’ai trouvé plusieurs suggestions d’ajouts qui peuvent grandement améliorer votre expérience du Bullet journal. En voici quelques unes, libre à vous d’en inventer ou d’en trouver d’autres. C’est votre outil après tout!

    1. Weekly Log (tâches hebdomadaires): À chaque semaine, utilisez un double-page pour planifier votre semaine selon le même principe que le Monthly Log. Inscrivez vos évènements et laissez vous un espace pour les tâches à accomplir cette semaine, sans date précise. Je m’en sert également pour planifier le menu de la semaine!
    2. Collections: Une collection est une liste de tâches spécifique à un évènement ou qui se répète. Par exemple, j’ai une collection de tâches pour mon mariage. J’en ai une autre pour mon étude de biologie. J’inscris le numéro de page de la collection à l’index et cela me permet d’y référer plus facilement. Parfois, je recopie une tâche d’une collection dans mes tâches journalières. Il est également possible de faire un collection pour votre liste de voyage, vos routines d’entraînement, etc.
    3. Notes: Vous pouvez vous servir de votre Bullet Journal pour prendre des notes lors de réunions ou pour faire une séance de brainstorm. Il suffit de mettre un titre à la page, de la numéroter, et de l’ajouter à l’Index.

    Personnaliser

    Enfin, comme je disais, il s’agit avant tout de votre journal, alors assurez-vous de l’aimer. J’ai vu des exemples où les gens ajoutent les billets de spectacles auxquels ils sont allés, des citations inspirantes, des photos, etc. Je vous encourage également à utiliser vos propres choix de bullets et de couleurs au besoin pour vous sentir à l’aise avec le format. Vous pouvez même faire une légende pour ne pas oublier vos codes. C’est un format qui s’adapte bien que vous soyez super organisés ou que vous aillez besoin d’une structure minimale. Profitez-en et n’oubliez plus jamais une tâche que vous deviez faire!

    15
    Jul
    2016
    0

    Le bum-out

    Eh non, je n’ai pas fait une erreur dans mon titre. Je ne veux pas parler de burn-out mais bien de bum-out. C’est comme ça que j’appelle cette spirale sans fin d’ennui et de manque de motivation. Vous connaissez? Vous avez décidé de prendre ça smooth pendant vos vacances, ou vous êtes entre deux jobs, ou vous êtes travailleur autonome mais sans trop de structure et vous êtes pris dans une procrastination interminable, un rien vous épuise et vous n’avez pas d’énergie pour faire quelque chose de votre peau? C’est ça le bum-out pour moi. Ça ressemble beaucoup au burn-out, mais ce n’est pas causé par le stress et l’anxiété. C’est plutôt causé par le manque de structure.

    L’humain est une créature d’habitudes

    On dit souvent que si vous voulez que quelque chose soit fait, il faut le donner à quelqu’un d’occupé. Ce n’est pas pour rien. C’est parce que lorsqu’on dévoue un certain nombres d’heures consécutives à être productif, on développe l’habitude d’être productif et on peut accomplir beaucoup de choses. Une tâche de plus ne nous fait pas peur. Quelqu’un qui au contraire à trop de temps libre, est habitué à être au repos et cherchera à se divertir davantage. Je ne sais pas s’il existe une étude sur le sujet, mais je parle au moins pour moi et les gens de mon entourage que j’ai vu traverser des périodes de productivité et de repos.

    La gratification

    Si on est en période creuse (vacances, chômage, manque de clients, ou autres), et qu’on n’a rien de pressant à faire, il est facile de se tourner vers le divertissement car c’est de la gratification instantanée (surtout si on parle d’un jeu vidéo). Entre jouer à notre jeux favori ou travailler sur un projet à long terme dont on ne voit pas la fin, il est facile de deviner ce qui gagnera le plus souvent. Et si aucune de nos activités productive n’a de date de tombée ou de conséquences à être remise à plus tard, on tombe dans un cycle sans fin de divertissement. Personnellement, moins je suis productive, plus mon estime personnelle dégringole et c’est là que le bum-out s’installe.

    Comment se sortir d’un bum-out?

    Dernièrement, j’ai passé un peu trop de temps en bum-out et j’ai cherché comment sortir de ma torpeur. Ça prend de la volonté. J’ai trouvé quelques trucs pour me faciliter la vie.

    1. L’exercice. J’ai commencé un programme de yoga structuré (yé!) sur 8 semaines. J’ai un cours de 30-40 minutes à faire 5 jours sur 7, et chaque fois que je barre une séance sur mon calendrier j’ai ce sentiment de gratification qui me motive à continuer. Si le programme vous intéresse, il s’agit du Perfect Body Yoga Program de Bad Yogi (Erin Motz). Qui plus est, faire de l’exercice quotidiennement donne plus d’énergie et ajoute à la motivation de sortir de ce bum-out!
    2. Le Bullet Journal. J’entendais ce nom circuler depuis quelques mois et j’ai fini par chercher à en savoir plus. Le Bullet Journal, c’est un cahier de To-Dos pour vous assurer de n’avoir rien oublié et de toujours savoir quoi faire. Vous pouvez en apprendre plus sur le site officiel ou en cherchant des articles sur le web. Je pense même écrire un article complet sur le sujet. Ce qui est génial avec ce type de journal, c’est que je peux planifier mes tâches pour les prochains mois puis sélectionner une, deux ou trois tâches importantes à faire pour la journée. Cela m’assurer de continuer à avancer dans mes projets et en plus, j’ai encore ce sentiment de gratification lorsque je coche une tâche sur ma liste!
    3. Planifier des sorties. Être en période creuse alors que la majorité des gens ne le sont pas peut facilement être synonyme d’isolement. Appeler ses amis et se planifier des sorties est une bonne façon de briser le cercle de nos propres pensées et d’être exposé à des opinions différentes, question de nous motiver à l’action. Si vos amis ne sont pas disponibles, vous pouvez vous impliquer dans votre communauté de façon bénévole ou autrement.

    Voilà donc comment j’ai réussi à me sortir de mon bum-out. Par contre, c’est un travail constant qu’il faut faire choisir de faire à tous les jours. Après tout, rien n’est bon en trop grande quantité, même le repos!

    Avez-vous déjà vécu un bum-out? Comment vous en êtes vous tirés? Partagez vos trucs et expériences dans les commentaires!

    1
    Jul
    2016
    0

    Le bénévolat pour explorer différents domaines

    Je vois beaucoup d’incertitude autour de moi face au choix de carrière et à l’attrait du changement. Je supporte fortement le changement de carrière lorsque c’est un choix éclairé. Cependant, il faut faire attention à l’envie de changer pour changer. Chaque domaine a ses côtés positifs et ses côtés négatifs. J’ai choisi de faire le changement après m’être assurée que c’était vraiment le domaine que je voulais malgré les aspects plus difficiles.

    Si vous avez envie de faire autre chose mais que vous ne savez pas vraiment quoi, je vous suggère de faire quelques essais de bénévolat afin d’explorer plusieurs secteurs et de vous permettre de côtoyer des gens qui ont la carrière que vous aimeriez peut-être avoir. Ils pourront vous en parler et vous dire quels sont les côtés négatifs et les côtés positifs. Vous pourrez aussi côtoyer la clientèle que vous auriez et les problèmes que vous rencontreriez si vous choisissez tel domaine.

    Au baccalauréat en psychologie, il faut cumuler plusieurs heures d’expérience en relation d’aide et en recherche afin de compléter notre demande d’admission au doctorat. J’ai décidé de prendre de l’avance et de débuter mon bénévolat cet été afin de profiter de mon temps libre et surtout pour me lancer à l’eau le plus vite possible et m’assurer que j’étais bien dans la bonne voie.

    J’ai commencé, il y a deux semaines, à faire du bénévolat pour la ligne d’écoute de l’Association canadienne pour la santé mentale. Il s’agit d’offrir une écoute active à des gens qui vivent toutes sortes de situations et qui ont besoin de s’exprimer pour différentes raisons. Je pense que c’est la meilleure entrée en matière que je puisse avoir. Je n’ai pas trop de pression car notre rôle de bénévoles est l’écoute et non pas la thérapie. Cela me permet cependant de pratiquer mon muscle de l’empathie et d’acquérir certains réflexes pour aider les appelants à trouver leurs propres pistes de solutions.

    Ça me permet également d’en apprendre davantage sur la santé mentale et sur les ressources offertes dans la région pour le soutient aux citoyens. C’est très enrichissant!

    Je vous suggère donc de chercher des organismes dans votre région qui pourraient vous permettre d’explorer les domaines qui vous intéressent. Vous pourriez vous découvrir une passion ou encore éviter un détour dans votre parcours de carrière. Et si au final vous décidez de rester dans votre carrière actuelle, vous en aurez au moins surement appris beaucoup sur vous même et vous aurez aider quelqu’un en chemin.

    Si vous êtes de la région de Québec ou de Chaudière-Appalaches, vous pouvez utiliser le service 211 pour trouver un organisme dans le domaine qui vous intéresse.

     

    17
    Jun
    2016
    0

    Réflexion sur l’homophobie

    Avec la tragédie du 12 juin à Orlando, ce n’est pas surprenant que mon article de cette semaine porte sur le sujet de l’homophobie. Je ne pensais pas en parler mais, après avoir écouté plusieurs vidéos sur le sujet venant de membres de la communauté LGBTQ, j’ai bien compris que rester muette c’est être complice.

    Le crime de dimanche dernier est peut-être  un acte terroriste ou c’est peut-être un acte homophobe. Peu importe, c’est une bonne occasion de parler de l’homosexualité et de la différence. L’homophobie est encouragée par le silence et l’incompréhension. Nous sommes tous des humains et nous sommes tous essentiellement les mêmes. La haine que certains portent envers certains groupes ou certains individus est alimentée par l’ignorance. La réalité, c’est qu’il n’y a pas une vraie bonne orientation. Il n’y a pas un vrai bon genre. Les humains tombent tous quelque part sur un spectre entre 100% hétérosexuel et 100% homosexuel, 100% sexuel ou 100% asexuel, 100% homme ou 100% femme etc. Vous comprenez le principe.

    Mais la tradition, la religion et la société nous disent que l’amour existe uniquement entre un homme et une femme. Pour la reproduction de l’espèce, c’est vrai. Mais dans la société d’aujourd’hui, où nous avons plus de gens sur la planète que nous savons quoi en faire, pourquoi cherchons nous à dicter, à qui que ce soit, qui on devrait aimer? Quelle est l’utilité. Qu’est-ce que cela change pour vous comme individu si votre voisin homme aime un autre homme? À quoi sert la haine? Je ne comprends pas.

    La seule conclusion à laquelle je peux en venir, c’est que les gens homophobes ont peur. Peur parce qu’ils ne comprennent pas les autres. Peur d’être différent de ce que la norme dicte. Peur que leurs enfants soient différents de la norme. Et la seule raison d’avoir peur d’être différent c’est parce que d’autres gens, qui ont peur d’être différents, mène la vie dure à ceux qui ne veulent qu’être libre d’être eux-même, de peur d’être différent. C’est une boucle sans fin et sans bénéfices. Pourtant, l’orientation sexuelle, ce n’est pas contagieux!

    Je ne pense pas être à 100% quoi que ce soit d’autre qu’humaine, mais parce que j’ai des parents homophobes et que j’ai grandi dans une société avec une norme très claire est très établie, je n’ai jamais osé me poser trop de questions. D’ailleurs la peur de me poser ces questions m’a parfois poussé à porter des jugements sur les autres, de faire des blagues ou d’éviter le sujet. Je m’en excuse auprès des personnes que j’ai pu blessé dans mon ignorance.

    Je me considère chanceuse d’avoir trouvé l’amour de ma vie dans une relation “normale” parce que je ne pense pas que j’aurais le courage d’être visiblement différente comme les membres de la communauté LGBTQ. Parce qu’on vit dans une société où c’est dangereux d’être différent. Combien de personnes qui supportent l’homophobie le font parce qu’ils ont peur des questionnements qui se cachent aux limites de leur conscience? Combien de personnes sont simplement endoctrinées à fuir la différence? Combien de suicides, de meurtres, d’insultes et de peine pourrait-on éviter si on laissait tout le monde vivre en paix et qu’on se concentrait à être des êtres aimant et généreux?

    Je vous laisse sur les paroles de John Lennon:

    Imagine all the people
    Living life in peace…

    You may say I’m a dreamer
    But I’m not the only one
    I hope someday you’ll join us
    And the world will be as one

     

    10
    Jun
    2016
    0

    Surfer la vague du changement

    Je discutais avec une amie la semaine dernière autour d’un sandwich à la cafétéria de l’Université et j’ai réalisé que je n’aurais sans doute pas été assise là avec elle si ce n’était de la panoplie d’évènements hors de mon contrôle qui se sont succédés depuis l’été dernier. J’aimerai vous dire que je me suis réveillée du jour au lendemain, que j’ai décidé de changer de carrière, et que rien ou personne n’aurait pu m’arrêter. La réalité c’est que je n’aurais probablement jamais fait le saut si j’étais restée dans un emploi comfortable (que ce soit en tant qu’employée ou entrepreneure).

    Tout commence par une phrase

    Dans certains cas, c’est la vie qui nous bouscule. Dans mon cas, c’est moi qui ai fait tanguer le bateau mais je ne m’attendais pas à ce qu’il chavire. J’ai commencé par une phrase: «J’aimerais quitter l’entreprise dans quelques années». J’étais rendue assez loin dans ma réflexion pour savoir que j’avais besoin de changement, mais je ne voulais pas faire quelque chose de drastique, mon copain venait de perdre son emploi et nous avions des plans de famille à long terme. Je pense que l’Univers à vu une opportunité de me remettre sur le droit chemin et s’est acharné à arriver à ses fins!

    Revirements dignes d’un Telenovela

    Nous avons fermé l’entreprise quelques mois après cette phrase, lancée au milieu d’une reflexion et j’ai été projetée hors de ma zone de confort pour une première fois. Puis, mon copain, qui avait trouvé un emploi entre temps, a choisi de quitter l’entreprise où il travaillait parce qu’elle ne correspondait vraiment pas à ses valeurs. Il voulait se lancer à son compte. Admirable, mais un peu inquiétant à l’époque. En mode panique ou plutôt en mode pratique, j’ai accepté un emploi de conceptrice graphique. Je voulais du changement, mais ce poste n’en était pas vraiment un et il ne collait pas du tout à mes besoins. Un mois plus tard, retour à la case départ, assise dans mon divan sans emploi. Mon copain quant-à-lui, décide que l’entrepreneuriat, ce n’est pas pour lui et se trouve un emploi la même journée où son ancien patron lui offre de retourner dans son poste initial. Hourra, un moment de répit! (Si ça vous intéresse, il a pris le nouvel emploi ;))

    L’oeil de la tempête

    J’ai donc profité de l’accalmie pour prendre le temps de vraiment réfléchir à ce que je voulais faire avant de me lancer dans une nouvelle direction. Nous avons été projetés de tous bords tous côtés pendant 9 mois. Aucun choix ne me semblait impossible à ce moment. Nous avions déjà fait face à tellement d’incertitudes et nous étions encore en vie. L’espace à l’extérieur de notre zone de confort faisait maintenant partie intégrante de notre zone de confort. Alors un changement de plus ou de moins, ce n’était pas la fin du monde. Mais je voulais que ce soit le bon changement.

    La petite idée qui se tenait en bordure de mon esprit depuis plusieurs mois, voir années, qui ne faisait que se pointer le bout du nez de temps à autres, a vu l’opportunité de se planter en plein centre de mon attention et de ne pas déroger de son camp. C’était donc décidé: J’allais retourner aux études en psychologie.

    Donc, si vous ne vous sentez pas le courage de faire le saut vers vos rêves, si vous avez une famille, une hypothèque et tout le reste et que vous ne voulez pas tout remettre en question, sachez que c’est normal. Parfois, la vie nous donne des signes clair qu’il est temps de changer de cap. Parfois, il faut entamer le processus avec une petite phrase qui requiert tout le courage du monde. Une chose est sure, le changement, ce n’est jamais facile, et ça se fait toujours une étape à la fois. La meilleure chose qu’on peut faire, c’est apprendre à écouter notre voix intérieure pour prendre les bonnes décisions lorsque le moment se présentera. 

    3
    Jun
    2016
    0

    Accepter qu’on a tort

    Je suis présentement un cours de biologie à distance. On est entièrement autonome dans notre progrès et dans notre étude qui se fait grâce à un manuel et un guide d’apprentissage et nous avons 4 devoirs à acheminer à un tuteur. J’étais excitée de commencer et, comme j’ai passé le mois d’avril à écouter des vidéos de biologie pour me familiariser avec la matière avant de commencer mon cours, j’ai fait les deux premiers chapitres et le premier devoir en une semaine. J’attendais donc impatiemment que ma note s’affiche sur le portail du cours.

    75%. Ouch.

    Vous trouvez peut-être que c’est une bonne note, mais je peux compter sur les doigts de ma main les notes en bas de 80% que j’ai eu dans ma carrière d’étudiante. Et je me rappelle clairement de chacune de ces notes: un projet de géographie en secondaire 3, un examen de chimie en secondaire 5, un essai en français au Cégep, et mes cours d’éducation physique. Donc, vous comprendrez, voir cette note m’a mis l’estomac dans les talons, surtout que c’était inattendu.

    J’ai donc attendu avec angoisse que mon devoir corrigé arrive par la poste et j’ai analysé la correction. Ma première réaction a été un petit rire nerveux, puis j’ai essayé de contredire les commentaires du tuteur: «C’est ça que j’ai écrit!»«C’était écrit que les détails n’étaient pas importants!»«Produit, libère, même affaire!». J’ai ignoré mon cours de bio pendant quelques jours, j’ai écrit au tuteur pour demander plus d’explications sur les corrections, j’ai revisité le manuel et j’ai relu les passages concernés.

    Finalement, j’en suis venu à la réalisation que, peu importe l’angle dans lequel je décide d’analyser la situation, j’ai produit un devoir qui méritait 75%. Je me suis dépêchée, je n’ai pas relu le matériel plus d’une fois, et j’ai écrit mes réponses de mémoire alors que les instructions du devoir spécifiaient qu’on devrait trouver les passages du manuel qui répondent aux questions et préparer nos réponses en fonction de l’information qui s’y trouve. J’ai voulu tester ma maîtrise du matériel, afin de voir si j’avais retenu les concepts en plus de les comprendre. Je l’ai testée. Elle n’est pas parfaite.

    Je vais donc essayer de rester humble, suivre les instructions à la lettre pour le prochain devoir, prendre mon temps pour relire le matériel, et surtout ne pas me laisser abattre. 75%, ce n’est pas une mauvaise note. Ça ne veut pas dire que je n’ai rien compris et que je vais échouer. Ça signifie que j’ai compris le gros de la matière, je dois juste travailler à assimiler les éléments qui m’ont échappé à la première lecture. C’est d’ailleurs ce que j’ai toujours fait après une mauvaise note: aller voir le professeur, comprendre mes erreurs et ce qu’on attend de moi, travailler dur à m’améliorer, et obtenir de meilleures notes aux prochaines évaluations (sauf pour les cours d’éducation physique…).

    Je ne veux pas laisser une mauvaise première expérience gâcher mon cours car je sais que ces notions de biologie seront très importantes dans mes cours de psychologie. Et puis, mieux vaut m’habituer tout de suite à m’adapter aux cours à distance car 4 des 5 cours que je vais suivre à l’automne se donnent à distance… à suivre!