14
    Sep
    2014
    0

    Changement de perspective

    Je vous ai partagé dans mon premier article que j’hésitais à démarrer ce blogue parce que j’avais peur de l’opinion des autres. 4 articles plus tard je reçois un message d’une lectrice (coucou Annie-Claude!) qui ne fait pas partie de mon cercle d’amis! Et c’était un message rempli de bon mots et je le mets dans ma banque de douceurs à contempler lors des jours gris. Entendre sa perspective sur mon travail m’a fait prendre du recul et réaliser certaines choses.

    Je suis perfectionniste. Lorsque je travaille sur un projet, j’ai toujours une vision idéale du résultat final et si quelque chose déroge de cette vision, c’est tout ce que je vois. Bien que ça ne m’empêche pas de faire des choses, ça m’empêche de les apprécier à leur juste valeur. Qui plus est, lorsque je surmonte des obstacles qui me semblaient insurmontables, je focus davantage sur le fait que je dramatisais la situation plutôt que sur le fait d’avoir accompli quelque chose.

    Ce n’est pas complètement négatif, car cette perspective me pousse à toujours en faire plus. Cependant, ce ne sont pas des critères que j’applique à mon analyse du monde qui m’entoure. Je ne compare donc jamais mes actions de façon arbitraire. Entendre une opinion positive venant de l’extérieur confronte ma propre perspective. Ça fait du bien de temps à autre!

    Ça m’a fait réfléchir à un moment qui m’a marqué lors de mon voyage en sac à dos en Europe il y a quelques années (vous pouvez lire mon blogue sur le sujet si ça vous intéresse!). Nous étions à Paris et nous sommes montés dans la tour Eiffel pour admirer la vue. Bien sur la vue était merveilleuse, Paris est magnifique avec ses bâtisses blanches parsemées d’arbres. Il manquait pourtant un élément pour avoir un vrai portrait de paris, et c’était bien sur la Tour Eiffel dans laquelle nous étions.

    Je ne veux pas comparer mes projet à la grandeur de la tour Eiffel, mais ça m’a fait réalisé que nous n’avons jamais la vue d’ensemble sur le marché car nous ne nous voyons pas dans le paysage. Que nous soyons minuscule, ou dominant comme la Tour Eiffel, ça nous prend le regard des autres pour réaliser que nous appartenons à quelque chose de plus grand que nous.

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    7
    Sep
    2014
    0

    Un pas à la fois

    J’ai l’impression que la seule chose dont je parle ces temps-ci est mon manque de temps. C’est parce que c’est ce qui occupe le plus mon esprit.

    Le 17 septembre, je pars en Californie pour un colloque de 4 jours qui devrait m’aider dans la rédaction de mon livre entres autres. C’est un voyage que j’ai planifié en février dernier et j’espérais avoir une version imprimée de mon livre pour l’évènement, au moins une version préliminaire.

    Cette escapade en plein milieu de la rentrée, cause également plusieurs remous au travail. Le mois de septembre à toujours été occupé pour nous et cette année ne fait pas exception.

    Au travers de toutes ces choses à gérer, nous sommes toujours à la recherche intensive d’un local, et en plein processus d’incorporation. Lorsqu’on empile toutes ces choses, il ne reste plus beaucoup de temps libre, même si je suis dans une situation bien moins pire que d’autres.

    J’ai souvent une vague de panique en pensant à tout ce qui reste à faire avant mon voyage. Et c’est pire sur les heures de bureaux alors que le téléphone sonne et que les courriels entrent sans cesse. Le tout fait que je suis moins productive lorsque j’ai beaucoup à faire. C’est comme si mon cerveau voyait la montagne, ne trouvait pas de sentiers praticables et décidait d’aller faire autre chose que de la randonnée. La procrastination crée encore plus de panique et il n’en manquerait pas gros pour que je décide d’aller faire une sieste et de laisser passer la tempête.

    Heureusement, je m’aperçois assez rapidement de ce pattern et j’ai développé des trucs pour y contrevenir.

    1. Faire une liste détaillée de ce que j’ai à faire.
      Le tout semble pire lorsque c’est en bataille dans ma tête que lorsque c’est bien aligné sur papier. Cette étape en elle même aide énormément mais elle ne fait pas tout le travail.
    2. Optimiser son environnement
      Depuis que nous avons perdu notre local en juin, nous travaillons de la maison. Malheureusement je n’ai pas d’air climatisé ce qui résulte en des températures pouvant atteindre 33°C dans mon bureau. C’est très difficile de travailler dans ces conditions. J’utilise souvent un ventilateur pour m’aider, ou je déplace mon bureau dans ma chambre, seule pièce de l’appart où nous avons une unité de climatisation. Remettre le travail au soir permet également de laisser passer la chaleur de l’après-midi.
    3. Couper les distractions. 
      Malheureusement, je n’ai pas encore trouvé de façon efficace de couper toutes les distractions (courriels, téléphones) sur les heures de bureau. Mais je suis très efficace de soir et la fin de semaine. On dirait qu’une fois passé 5h, mon cerveau relaxe et tout devient plus facile à gérer puisque je suis en temps supplémentaire. Je considère automatiquement que ça devient du rattrapage et j’ai l’impression d’accomplir le double du travail.
    4. Terminer le plus de tâches possibles pour réduire la liste
      Beaucoup de livres sur la productivité conseille de s’attaquer au plus gros morceau en premier. Personnellement, je préfère compléter le plus de tâches possible dans le moins de temps possible afin de réduire ma montage. Chacune des tâches à le même poids lorsque je m’énumère le nombre de choses à faire. Je trouve donc moins angoissant d’avoir 2 gros projets à faire que 1 gros projet et 10 autres items sur ma liste.
    5. Regarder le temps réel requis pour chaque tâche, dédramatiser et essayer de se rappeler de ce sentiment lors de la prochaine panique de productivité
      Il m’arrive souvent de passer au travers de ma liste de choses à faire en beaucoup moins de temps que prévu (c’est facile à voir puisque je travail avec un compteur la majorité du temps). Je me rends bien compte que si j’avais arrêté de stresser durant les heures de bureau, j’aurais pu faire le plus urgent sans problème.

    Souffrez-vous également d’anxiété face à votre emploi du temps? Je pense que je devrais me faire un poster à mettre devant mon bureau: «Un éléphant se mange une bouchée à la fois.»

    1
    Sep
    2014
    0

    Vacances

    Cet article est un peu en retard et je m’en excuse, mais j’avais une très bonne raison. Ce weekend, mon copain et moi nous sommes allés à Old Orchard Beach avec des amis. Vous serez peut-être surpris d’entendre que c’était la première fois que j’y allais considérant qu’il s’agit presque d’une province québécoise.

    Old Orchard, c’est la plage typique des films américains. Une grande étendue de sable avec de grandes marrées qui permettent de jouer sur le sable plat et humide le matin et s’étendre dans le sable sec l’après-midi. Le parc d’attraction avec des manèges et des stands où on essaye de gagner des toutous. Les arcades où on peut jouer au pinball et mettre au défi nos amis de nous battre à Dance Dance Revolution. Les cantines à friture. Les magasins de vêtements de plage, de jeux d’eau et de souvenirs bien trop chers. Les photobooth pour des souvenirs tangibles de moments magiques. Les bars pour danser une fois la nuit tombée.

    Au départ, j’étais un peu réticente à partir, j’avais beaucoup de choses à faire et peu d’argent à dépenser. En plus, un d’entre nous avais un passeport expiré depuis deux semaines et nous n’étions pas certains de pouvoir passer les douanes. Pourtant, une fois passés, Cat Stevens dans le tapis à la radio, j’ai réussi à oublier mes obligations et décrocher. Une dernière pause avant septembre et l’arrivée de l’automne.

    À mon retour, la montagne de travail qui m’attend ressemble d’avantage à une colline et tout semble plus réalisable et atteignable. J’ai encore un automne chargé qui m’attends, mais je me sens prête à l’affronter, ayant eu l’occasion de lâcher mon fou et de faire le plein de souvenirs à revisiter.

    Je sais qu’il est difficile de se décoller du travail surtout quand on en voit pas le bout, mais je réalise l’importance de le faire pour augmenter sa productivité. Ça me rappelle une citation que j’ai lu dans mon travail avec l’École d’entrepreneurship de Beauce: “L’urgence de prendre son temps.” Les moments d’arrêts sont importants pour faire le point et pour se recharger.

    Avez-vous pris des vacances cet été?

     

    24
    Aug
    2014
    0

    La somme des parties

    Je vous ai glissé, la semaine dernière, un mot à propos du livre que j’écris, ce guide sur la découverte et définition de soi. L’idée m’est venue après être passée par plusieurs évènements qui m’ont permis de finalement assumer mon rôle d’entrepreneur. Ça peut sembler étrange à dire, mais avoir mon entreprise ne m’étais jamais passée par la tête étant enfant. Je ne l’avais donc jamais associé à ma personnalité.

    Malheureusement, après mon premier draft fin avril, j’ai eu énormément de difficulté à trouver de la motivation et de l’inspiration. Le doute y est pour beaucoup, mais au-delà de ça, je me suis rendue compte que c’était à cause de mon emploi du temps.

    Les affaires roulent bien pour l’entreprise et nous sommes très occupées, mais ce n’est pas le manque de temps qui pose problème. Nous avons décidé de séparer les tâches en deux, développement des affaires et production. C’était la façon la plus efficace d’assurer la croissance de l’entreprise. La conséquence inattendue est que je passe mes journées devant l’écran et que je ne sors presque plus. Les activités entrepreneuriales se font rares.

    Il est donc beaucoup plus difficile pour moi de me mettre dans le bon état d’esprit pour rédiger mon livre. Malgré le fait que je sais que je suis entrepreneure, mes actions ne le reflète pas et donc mon cerveau refuse de s’identifier comme tel.

    Lorsque Aristote dit que nous sommes la somme de nos actions, il a bien raison. C’est de rencontrer des gens, d’innover, de créer et de développer qui font d’une personne un entrepreneur. Faire du design fait de moi une graphiste. Pas étonnant, dès lors, que je cultive un sentiment d’imposteur et que je repousse sans cesse l’écriture de mon livre.

    En identifiant les causes de mon comportement, j’ai pu commencer à le corriger. C’est, entre autres, pour cette raison que j’ai finalement ouvert le blog. Un article par semaine est une bonne pratique pour m’aider à m’identifier comme auteure sur la croissance personnelle.

    J’en conclue qu’il faut donc bâtir la personne que nous voulons être une habitude à la fois.

    12
    Aug
    2014
    0

    Commencer

    La chose la plus difficile dans tout projet est de commencer. Non, je corrige. Une des choses les plus difficiles est de commencer, suivi de près par ne pas abandonner.

    Depuis plusieurs années, j’écris un billet par semaine sur le blogue de mon entreprise. J’écris à propos de design, de communication, de marketing, de gestion et d’entrepreneuriat, bref mon quotidien. Aujourd’hui, je commence un blogue personnel pour écrire à propos de l’autre moitié de mon quotidien, ce qui se passe dans ma tête. Ce qu’on fait et ce qu’on pense aide à définir qui nous sommes. Je trouvais qu’il manquait un peu de qui je suis.

    Le projet me trotte dans la tête depuis le début de l’année, depuis que j’ai commencé l’écriture d’un livre. Mon livre sera un journal, un miroir de soi, une occasion de s’arrêter pour définir qui on est afin d’avoir un point de repère lorsque les doutes nous assaillent. Ce projet me pousse sans cesse dans des réflexions enivrantes qui ne demandent que d’être partagées.

    Pourquoi avoir attendu 8 mois pour enfin publier mon premier article? J’ai un peu peur de vous. Mais j’essaie de vivre ma vie avec intention et je ne peux donc pas laisser mes craintes prendre les décisions à ma place. Le secret pour avancer est de commencer!