17
Jun
2016
0

Réflexion sur l’homophobie

Avec la tragédie du 12 juin à Orlando, ce n’est pas surprenant que mon article de cette semaine porte sur le sujet de l’homophobie. Je ne pensais pas en parler mais, après avoir écouté plusieurs vidéos sur le sujet venant de membres de la communauté LGBTQ, j’ai bien compris que rester muette c’est être complice.

Le crime de dimanche dernier est peut-être  un acte terroriste ou c’est peut-être un acte homophobe. Peu importe, c’est une bonne occasion de parler de l’homosexualité et de la différence. L’homophobie est encouragée par le silence et l’incompréhension. Nous sommes tous des humains et nous sommes tous essentiellement les mêmes. La haine que certains portent envers certains groupes ou certains individus est alimentée par l’ignorance. La réalité, c’est qu’il n’y a pas une vraie bonne orientation. Il n’y a pas un vrai bon genre. Les humains tombent tous quelque part sur un spectre entre 100% hétérosexuel et 100% homosexuel, 100% sexuel ou 100% asexuel, 100% homme ou 100% femme etc. Vous comprenez le principe.

Mais la tradition, la religion et la société nous disent que l’amour existe uniquement entre un homme et une femme. Pour la reproduction de l’espèce, c’est vrai. Mais dans la société d’aujourd’hui, où nous avons plus de gens sur la planète que nous savons quoi en faire, pourquoi cherchons nous à dicter, à qui que ce soit, qui on devrait aimer? Quelle est l’utilité. Qu’est-ce que cela change pour vous comme individu si votre voisin homme aime un autre homme? À quoi sert la haine? Je ne comprends pas.

La seule conclusion à laquelle je peux en venir, c’est que les gens homophobes ont peur. Peur parce qu’ils ne comprennent pas les autres. Peur d’être différent de ce que la norme dicte. Peur que leurs enfants soient différents de la norme. Et la seule raison d’avoir peur d’être différent c’est parce que d’autres gens, qui ont peur d’être différents, mène la vie dure à ceux qui ne veulent qu’être libre d’être eux-même, de peur d’être différent. C’est une boucle sans fin et sans bénéfices. Pourtant, l’orientation sexuelle, ce n’est pas contagieux!

Je ne pense pas être à 100% quoi que ce soit d’autre qu’humaine, mais parce que j’ai des parents homophobes et que j’ai grandi dans une société avec une norme très claire est très établie, je n’ai jamais osé me poser trop de questions. D’ailleurs la peur de me poser ces questions m’a parfois poussé à porter des jugements sur les autres, de faire des blagues ou d’éviter le sujet. Je m’en excuse auprès des personnes que j’ai pu blessé dans mon ignorance.

Je me considère chanceuse d’avoir trouvé l’amour de ma vie dans une relation “normale” parce que je ne pense pas que j’aurais le courage d’être visiblement différente comme les membres de la communauté LGBTQ. Parce qu’on vit dans une société où c’est dangereux d’être différent. Combien de personnes qui supportent l’homophobie le font parce qu’ils ont peur des questionnements qui se cachent aux limites de leur conscience? Combien de personnes sont simplement endoctrinées à fuir la différence? Combien de suicides, de meurtres, d’insultes et de peine pourrait-on éviter si on laissait tout le monde vivre en paix et qu’on se concentrait à être des êtres aimant et généreux?

Je vous laisse sur les paroles de John Lennon:

Imagine all the people
Living life in peace…

You may say I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope someday you’ll join us
And the world will be as one

 

You may also like

Surfer la vague du changement