10
Jun
2016
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Surfer la vague du changement

Je discutais avec une amie la semaine dernière autour d’un sandwich à la cafétéria de l’Université et j’ai réalisé que je n’aurais sans doute pas été assise là avec elle si ce n’était de la panoplie d’évènements hors de mon contrôle qui se sont succédés depuis l’été dernier. J’aimerai vous dire que je me suis réveillée du jour au lendemain, que j’ai décidé de changer de carrière, et que rien ou personne n’aurait pu m’arrêter. La réalité c’est que je n’aurais probablement jamais fait le saut si j’étais restée dans un emploi comfortable (que ce soit en tant qu’employée ou entrepreneure).

Tout commence par une phrase

Dans certains cas, c’est la vie qui nous bouscule. Dans mon cas, c’est moi qui ai fait tanguer le bateau mais je ne m’attendais pas à ce qu’il chavire. J’ai commencé par une phrase: «J’aimerais quitter l’entreprise dans quelques années». J’étais rendue assez loin dans ma réflexion pour savoir que j’avais besoin de changement, mais je ne voulais pas faire quelque chose de drastique, mon copain venait de perdre son emploi et nous avions des plans de famille à long terme. Je pense que l’Univers à vu une opportunité de me remettre sur le droit chemin et s’est acharné à arriver à ses fins!

Revirements dignes d’un Telenovela

Nous avons fermé l’entreprise quelques mois après cette phrase, lancée au milieu d’une reflexion et j’ai été projetée hors de ma zone de confort pour une première fois. Puis, mon copain, qui avait trouvé un emploi entre temps, a choisi de quitter l’entreprise où il travaillait parce qu’elle ne correspondait vraiment pas à ses valeurs. Il voulait se lancer à son compte. Admirable, mais un peu inquiétant à l’époque. En mode panique ou plutôt en mode pratique, j’ai accepté un emploi de conceptrice graphique. Je voulais du changement, mais ce poste n’en était pas vraiment un et il ne collait pas du tout à mes besoins. Un mois plus tard, retour à la case départ, assise dans mon divan sans emploi. Mon copain quant-à-lui, décide que l’entrepreneuriat, ce n’est pas pour lui et se trouve un emploi la même journée où son ancien patron lui offre de retourner dans son poste initial. Hourra, un moment de répit! (Si ça vous intéresse, il a pris le nouvel emploi ;))

L’oeil de la tempête

J’ai donc profité de l’accalmie pour prendre le temps de vraiment réfléchir à ce que je voulais faire avant de me lancer dans une nouvelle direction. Nous avons été projetés de tous bords tous côtés pendant 9 mois. Aucun choix ne me semblait impossible à ce moment. Nous avions déjà fait face à tellement d’incertitudes et nous étions encore en vie. L’espace à l’extérieur de notre zone de confort faisait maintenant partie intégrante de notre zone de confort. Alors un changement de plus ou de moins, ce n’était pas la fin du monde. Mais je voulais que ce soit le bon changement.

La petite idée qui se tenait en bordure de mon esprit depuis plusieurs mois, voir années, qui ne faisait que se pointer le bout du nez de temps à autres, a vu l’opportunité de se planter en plein centre de mon attention et de ne pas déroger de son camp. C’était donc décidé: J’allais retourner aux études en psychologie.

Donc, si vous ne vous sentez pas le courage de faire le saut vers vos rêves, si vous avez une famille, une hypothèque et tout le reste et que vous ne voulez pas tout remettre en question, sachez que c’est normal. Parfois, la vie nous donne des signes clair qu’il est temps de changer de cap. Parfois, il faut entamer le processus avec une petite phrase qui requiert tout le courage du monde. Une chose est sure, le changement, ce n’est jamais facile, et ça se fait toujours une étape à la fois. La meilleure chose qu’on peut faire, c’est apprendre à écouter notre voix intérieure pour prendre les bonnes décisions lorsque le moment se présentera. 

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