30
Apr
2016
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Un nouveau départ

Comme arrive le printemps arrive également un renouveau sur le blogue! Yé!

Tout d’abord, toutes mes excuses pour le silence radio. Vous avez supporté ma campagne, vous avez cru à mon projet et je suis restée sans un mot depuis la livraison des livres. Je n’ai pas mis l’effort nécessaire pour garder ce projet actif pour une myriade de raisons mais la bonne nouvelle c’est que cela devrait changer. Voici un résumé des derniers mois et un aperçu du futur!

L’automne

L’automne dernier, nous avons décidé de fermer Terminus Création, l’agence de graphisme que j’ai co-fondé en 2010. Clore ce chapitre qui a défini les 5 dernières années de ma vie n’a pas été de tout repos (d’ailleurs toute la paperasse prendra encore longtemps). Après plusieurs mois de stress, durant lesquels j’ai également lancé la campagne de financement de mon livre et livré le projet, je souffrais d’écœurantite aiguë et j’avais besoin d’un repos bien mérité qui s’est présenté en novembre.

L’hiver

Dès que mon corps s’est aperçu du répit, il en a profité pour attraper une grosse pneumonie qui m’a duré plus d’un mois et qui m’a accompagné durant tout le temps des fêtes. Cet épisode a vidé une grande partie de mon énergie et de ma motivation et j’étais prête à rendre mon tablier. L’idée de faire lever un projet de mon cru semblait de moins en moins attirante.

On m’a approché pour un poste en entreprise: conceptrice graphique et intrapreneure. Le tout semblait vraiment génial sur papier. J’ai donné tout ce que j’avais mais après 5 semaines on m’a subitement remercié. Dur choc à encaisser que je n’avais pas vu venir mais qui est venu comme une délivrance.

Après avoir pris le temps de digérer ce rejet, j’en ai tiré quelques leçons sur moi-même.

  1. C’est très important pour moi de travailler dans un environnement avec une ligne directrice à laquelle j’adhère.
  2. Je peux accomplir beaucoup de choses en 40 heures/semaine.
  3. J’ai besoin d’avoir le contrôle sur mon horaire.
  4. Pour être créative, j’ai besoin de vivre. Je ne peux pas être créative en vase clos et sur commande.

Le printemps

Cela m’a amené à me questionner sur la suite de mon cheminement. J’ai choisi de quitter l’entreprise en graphisme que j’avais fondé parce que je ne progressais plus et je voulais continuer à apprendre. Je ne suis visiblement pas à ma place dans un poste purement créatif car ce n’est pas le rythme de vie que je veux mener (peut-être qu’on s’habitue à long terme mais je n’ai pas eu l’occasion de le tester). Alors comment continuer à grandir? Retourner aux études?

En marinant ces questions, j’en suis venue à la réalisation que je ne me vois pas vraiment faire du graphisme à temps plein dans 30 ans. Oui, bien sûr, essuyer un échec m’a donné envie d’aller me cacher dans le fond du bois. Mais plus qu’un réflexe, c’est le reflet d’un changement de mentalité qui s’opère en moi tranquillement depuis plusieurs années. Je trouve encore le graphisme fascinant. Je consomme énormément de contenu visuel et j’apprécie l’impact de la communication graphique quotidiennement. Mais j’en suis venue à considérer le graphisme comme un outil plutôt qu’une carrière.

Depuis que je me suis plongée dans l’univers de la croissance personnelle, j’ai de plus en plus envie d’aider les gens à apprendre à mieux se connaître et à contribuer leur don unique à la société. Les rouages de l’esprit humain et du contrôle que nous avons sur notre vie m’intriguent.

J’ai écrit Tête-à-tête, j’ai fait des ateliers mais je souffre d’un intense syndrome de l’imposteur qui m’empêche de pousser ce projet aussi loin que je le voudrais. Oui, j’ai appris beaucoup de choses dans mes lectures et mon cheminement personnel, mais est-ce vraiment assez pour guider les autres au travers de leur propre cheminement? Non, je ne pense pas… Mais je peux cependant aller chercher les connaissances pour vraiment servir mon objectif.

J’ai donc décidé de sauter à pieds joints dans l’aventure et de m’inscrire en Psychologie à l’université!

Vraiment? Vraiment! Je me servirais donc du blogue pour vous partager mes apprentissages, ma progression et mes réflexions sur le retour à l’école à 26 ans, l’art de jongler le graphisme à la pige, les études et la famille (je me marie en septembre <3). On m’a averti que j’allais probablement pleurer en position fœtale sur mon lit à un moment ou un autre de ce Bac alors je risque d’avoir bien besoin de partager quelques émotions 😉

Et sur ce je vous dit à la semaine prochaine, après mon premier cours compensateur!

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