7
Sep
2014
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Un pas à la fois

J’ai l’impression que la seule chose dont je parle ces temps-ci est mon manque de temps. C’est parce que c’est ce qui occupe le plus mon esprit.

Le 17 septembre, je pars en Californie pour un colloque de 4 jours qui devrait m’aider dans la rédaction de mon livre entres autres. C’est un voyage que j’ai planifié en février dernier et j’espérais avoir une version imprimée de mon livre pour l’évènement, au moins une version préliminaire.

Cette escapade en plein milieu de la rentrée, cause également plusieurs remous au travail. Le mois de septembre à toujours été occupé pour nous et cette année ne fait pas exception.

Au travers de toutes ces choses à gérer, nous sommes toujours à la recherche intensive d’un local, et en plein processus d’incorporation. Lorsqu’on empile toutes ces choses, il ne reste plus beaucoup de temps libre, même si je suis dans une situation bien moins pire que d’autres.

J’ai souvent une vague de panique en pensant à tout ce qui reste à faire avant mon voyage. Et c’est pire sur les heures de bureaux alors que le téléphone sonne et que les courriels entrent sans cesse. Le tout fait que je suis moins productive lorsque j’ai beaucoup à faire. C’est comme si mon cerveau voyait la montagne, ne trouvait pas de sentiers praticables et décidait d’aller faire autre chose que de la randonnée. La procrastination crée encore plus de panique et il n’en manquerait pas gros pour que je décide d’aller faire une sieste et de laisser passer la tempête.

Heureusement, je m’aperçois assez rapidement de ce pattern et j’ai développé des trucs pour y contrevenir.

  1. Faire une liste détaillée de ce que j’ai à faire.
    Le tout semble pire lorsque c’est en bataille dans ma tête que lorsque c’est bien aligné sur papier. Cette étape en elle même aide énormément mais elle ne fait pas tout le travail.
  2. Optimiser son environnement
    Depuis que nous avons perdu notre local en juin, nous travaillons de la maison. Malheureusement je n’ai pas d’air climatisé ce qui résulte en des températures pouvant atteindre 33°C dans mon bureau. C’est très difficile de travailler dans ces conditions. J’utilise souvent un ventilateur pour m’aider, ou je déplace mon bureau dans ma chambre, seule pièce de l’appart où nous avons une unité de climatisation. Remettre le travail au soir permet également de laisser passer la chaleur de l’après-midi.
  3. Couper les distractions. 
    Malheureusement, je n’ai pas encore trouvé de façon efficace de couper toutes les distractions (courriels, téléphones) sur les heures de bureau. Mais je suis très efficace de soir et la fin de semaine. On dirait qu’une fois passé 5h, mon cerveau relaxe et tout devient plus facile à gérer puisque je suis en temps supplémentaire. Je considère automatiquement que ça devient du rattrapage et j’ai l’impression d’accomplir le double du travail.
  4. Terminer le plus de tâches possibles pour réduire la liste
    Beaucoup de livres sur la productivité conseille de s’attaquer au plus gros morceau en premier. Personnellement, je préfère compléter le plus de tâches possible dans le moins de temps possible afin de réduire ma montage. Chacune des tâches à le même poids lorsque je m’énumère le nombre de choses à faire. Je trouve donc moins angoissant d’avoir 2 gros projets à faire que 1 gros projet et 10 autres items sur ma liste.
  5. Regarder le temps réel requis pour chaque tâche, dédramatiser et essayer de se rappeler de ce sentiment lors de la prochaine panique de productivité
    Il m’arrive souvent de passer au travers de ma liste de choses à faire en beaucoup moins de temps que prévu (c’est facile à voir puisque je travail avec un compteur la majorité du temps). Je me rends bien compte que si j’avais arrêté de stresser durant les heures de bureau, j’aurais pu faire le plus urgent sans problème.

Souffrez-vous également d’anxiété face à votre emploi du temps? Je pense que je devrais me faire un poster à mettre devant mon bureau: «Un éléphant se mange une bouchée à la fois.»

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2 Responses

  1. Oui ça m’arrive aussi d’être anxieux car j’ai peur d’oublier de faire certaines tâches. Je suis facilement distrait et ça me prend une TODO liste à porter de la main pour visualiser ce qui m’attend.